Le 10 octobre dernier, les systèmes d’information des lycées de la région Hauts-de-France ont été victimes d’une cyberattaque dont les conséquences pédagogiques se sont parfois fait sentir jusqu’à aujourd’hui.
Dans les lycées, la consigne fut de stopper tous les ordinateurs. Les hackers ont crypté puis aspiré les données présentes sur les serveurs (administratifs et pédagogiques) en échange d’une demande de rançon.
L’urgence a été de garantir un fonctionnement même dégradé des postes administratifs pour procéder aux opérations de gestion. De nombreux collègues administratifs ont perdu leur travail, ayant pour consigne de tout sauvegarder sur les serveurs.
Fin octobre, un plan de continuité pédagogique était envoyé aux équipes, listant les aménagements possibles discipline par discipline en privilégiant notamment « le papier ». Or dans de nombreux EPLE la reprographie était encore impactée.
Le 18 mars, lors d’un CSA conjoint, les projets d’aménagements des examens ont été présentés aux OS par un inspecteur général : d’éventuels sujets spécifiques à un recours au contrôle continu. La FSU et le SNUEP ont rappelé l’urgence de communiquer auprès des collègues, des élèves et des familles.
À Amiens, au comité de suivi des examens du 13 mai, le SNUEP a rappelé cette urgence : les textes pour la voie pro n’étaient toujours pas parus 15 jours avant le début des épreuves, en pleine période de CCF, contrairement à ceux du LGT et des BTS. Le SNUEP s’est indigné de cette différence de traitement. Il aura fallu attendre le 9 juin pour les aménagements prévus pour les examens pro soient publiés au JO…
La FSU a aussi rappelé l’importance de mettre des moyens l’année prochaine pour accompagner les élèves dont les formations ont été impactées.
Chiffres clés
87000 : C’est le nombre de postes qu’il a fallu contrôler et nettoyer (7 000 postes administratifs et 80 000 postes
pédagogiques). Il a fallu ensuite rebâtir tous les serveurs dans de nombreux lycées.
